quarta-feira, 19 de setembro de 2012

Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir...



HARMONIE DU SOIR
(Publicado em 20 de abril de 1857 na Revue Française)

Voici venir les temps sur as tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
Les sons et les parfums tourment qu’on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comne un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige;
Un coeur tendre, qui hait le néant vast et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleiel s’est noyé dans son sang quise fige...
Ton souvenier en moi luit comme un ostensoir 

Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal